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Combustions et énergie : cours de sciences physiques en première – PDF gratuit à télécharger et imprimer

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Combustions et énergie : cours de sciences physiques en première – PDF gratuit à télécharger et imprimer

Un feu de camp, la flamme bleue d’une gazinière, le moteur d’une voiture : partout, un combustible brûle et libère de la chaleur. En première spécialité, on ne se contente plus de constater. On écrit l’équation des combustions, on calcule les quantités consommées et on mesure l’énergie libérée par mole ou par kilogramme de combustible, pour comparer les carburants et évaluer leur impact sur le climat.

Ce cours est à télécharger en PDF et à imprimer gratuitement : le bouton se trouve en bas de la page, sans inscription.

Les combustions et l’énergie : ce que l’on observe

Une combustion est une transformation chimique entre un combustible (bois, gaz naturel, essence, éthanol, dihydrogène…) et un comburant, presque toujours le dioxygène O2 de l’air. Elle libère de l’énergie sous forme de chaleur et de lumière. Pour démarrer et s’entretenir, elle exige trois éléments réunis : c’est le triangle du feu. Il suffit d’en supprimer un (couvrir la flamme, fermer l’arrivée de gaz, refroidir) pour éteindre le feu.

CombustibleComburant (dioxygène)Chaleur (énergie d’activation)COMBUSTIONSupprimer un seul côté suffit pour éteindre le feu
Le triangle du feu : combustible, comburant et énergie d’activation doivent être réunis.
Définition

Une combustion est une transformation chimique exothermique au cours de laquelle un combustible réagit avec un comburant. Du point de vue de l’oxydo-réduction, le combustible est le réducteur et le dioxygène l’oxydant : les atomes de carbone et d’hydrogène du combustible sont oxydés.

Écrire l’équation d’une combustion complète

Quand le dioxygène est en quantité suffisante, la combustion est complète. Un combustible formé de carbone, d’hydrogène (et éventuellement d’oxygène) donne uniquement du dioxyde de carbone CO2 (il trouble l’eau de chaux) et de l’eau H2O (elle bleuit le sulfate de cuivre anhydre). On ajuste les nombres stœchiométriques dans l’ordre : d’abord le carbone, puis l’hydrogène, enfin l’oxygène.

Exemple

Combustion du propane C3H8 : C3H8 + 5 O2 → 3 CO2 + 4 H2O. Vérification : 3 C de chaque côté ; 8 H = 4 × 2 ; 10 O = 3 × 2 + 4.

CombustibleÉquation de combustion complète
Méthane CH4CH4 + 2 O2 → CO2 + 2 H2O
Butane C4H102 C4H10 + 13 O2 → 8 CO2 + 10 H2O
Éthanol C2H5OHC2H5OH + 3 O2 → 2 CO2 + 3 H2O
Dihydrogène H22 H2 + O2 → 2 H2O
Alcane CnH2n+2CnH2n+2 + (3n + 1)/2 O2 → n CO2 + (n + 1) H2O
++22→méthanedioxygènedioxyde de carboneeauCH₄2 O₂CO₂2 H₂O
Bilan atomique : 1 C, 4 H et 4 O avant la réaction ; 1 C, 4 H et 4 O après. Les atomes se conservent, seuls les liaisons changent.

Quand le dioxygène manque, la combustion est incomplète. Elle produit du monoxyde de carbone CO, gaz toxique, inodore et incolore, et/ou du carbone C sous forme de suie : 2 CH4 + 3 O2 → 2 CO + 4 H2O et CH4 + O2 → C + 2 H2O. Une flamme jaune et fuligineuse trahit des particules de carbone incandescentes. Une combustion incomplète libère aussi moins d’énergie.

Quantités de matière consommées et produites

Pour une équation a A + b B → c C + d D, l’avancement ξ (en mol) relie les quantités : A et B disparaissent de a × ξ et b × ξ, C et D apparaissent de c × ξ et d × ξ. L’avancement maximal ξmax est celui du réactif limitant. On passe de la masse à la quantité de matière par n = m ÷ M, et d’un gaz à son volume par V = n × Vm avec Vm = 24 L/mol (20 °C, 1 bar).

Application numérique

On brûle complètement 8,0 g de méthane (M = 16,0 g/mol). n(CH4) = 8,0 ÷ 16,0 = 0,50 mol, donc ξmax = 0,50 mol. Dioxygène consommé : n = 2 × 0,50 = 1,0 mol, soit V = 1,0 × 24 = 24 L, contenus dans environ 1,1 × 102 L d’air (21 % de dioxygène). CO2 formé : 0,50 mol, soit 0,50 × 44,0 = 22 g ; eau formée : 1,0 mol, soit 18 g. Contrôle de la masse : 8,0 + 32,0 = 40,0 g = 22 + 18 g.

L’énergie libérée : énergie molaire de réaction

Une combustion est exothermique : le système chimique cède de l’énergie au milieu extérieur, essentiellement par transfert thermique. L’énergie du système diminue entre l’état initial (réactifs) et l’état final (produits).

Définition

L’énergie molaire de réaction ΔrE est l’énergie échangée avec l’extérieur par mole d’avancement, à partir de l’équation écrite. Elle s’exprime en J/mol ou kJ/mol. Elle est négative pour une transformation qui libère de l’énergie, comme une combustion.

ÉnergieCH₄ + 2 O₂ (réactifs)CO₂ + 2 H₂O (produits)Énergie libéréevers l’extérieurΔrE = −802 kJ/mol
Au cours de la combustion du méthane, l’énergie du système diminue de 802 kJ par mole d’avancement.
Formule à retenir

E = ξ × |ΔrE|

E : énergie libérée (kJ) ; ξ : avancement (mol) ; |ΔrE| : valeur absolue de l’énergie molaire de réaction (kJ/mol).

Application numérique

Les 8,0 g de méthane précédents correspondent à ξ = 0,50 mol et |ΔrE| = 802 kJ/mol : E = 0,50 × 802 = 401 kJ.

Énergie massique et comparaison des combustibles

Pour comparer des combustibles, on rapporte l’énergie libérée à la masse brûlée. L’énergie massique de combustion vaut e = E ÷ m = |ΔrE| ÷ M. Avec |ΔrE| en kJ/mol et M en g/mol, on obtient directement des kJ/g, c’est-à-dire des MJ/kg.

CombustibleM (g/mol)|ΔrE| (kJ/mol)e (MJ/kg)
Méthane CH416,080250,1
Propane C3H844,02 04346,4
Butane C4H1058,02 65745,8
Octane C8H18114,05 07044,5
Éthanol C2H5OH46,01 23526,8
Dihydrogène H22,0242121
DihydrogèneMéthanePropaneButaneOctaneÉthanol12150,146,445,844,526,80255075100125énergie massique de combustion e (MJ/kg)
Énergie massique de combustion de quelques combustibles : le dihydrogène domine, l’éthanol (déjà oxygéné) est le plus faible.
Application numérique

On veut chauffer 2,0 kg d’eau de 20 °C à 100 °C avec du butane. L’énergie utile est Q = m × c × ΔT = 2,0 × 4,18 × 80 ≈ 669 kJ (c = 4,18 kJ/(kg·K)). Si toute l’énergie était transférée à l’eau : m(butane) = 669 ÷ 45,8 ≈ 14,6 g. Avec un rendement de 50 %, il faut libérer 1 338 kJ : m ≈ 29 g de butane.

Combustions, dioxyde de carbone et climat

Chaque mole de carbone brûlée donne une mole de CO2, soit 44,0 g, un gaz à effet de serre. Pour comparer les combustibles, on rapporte la masse de CO2 à l’énergie libérée : pour l’octane, 8 × 44,0 ÷ 5,070 MJ ≈ 69 g de CO2 par mégajoule, contre 55 g pour le méthane, 65 g pour le propane et 71 g pour l’éthanol. Le méthane émet moins car sa molécule est riche en hydrogène, qui donne de l’eau et non du CO2. Le dihydrogène n’émet aucun CO2 à la combustion, mais sa production demande de l’énergie. Les biocarburants rejettent du CO2 que les plantes avaient absorbé par photosynthèse : leur bilan carbone est meilleur, sans être nul (culture, transport, transformation).

Erreur fréquente

Ne pas confondre combustible (ce qui brûle) et comburant (le dioxygène). Pour équilibrer, on ne change jamais une formule, seulement les nombres stœchiométriques. L’énergie molaire de réaction dépend de l’équation écrite : si on la multiplie par 2, ΔrE double aussi. Enfin, attention aux unités : kJ/mol et J/mol, MJ/kg et kJ/g.

L’essentiel à retenir

  • Une combustion associe un combustible et un comburant (O2) ; elle est exothermique.
  • Combustion complète d’un hydrocarbure : CO2 + H2O ; incomplète : CO et/ou C, avec moins d’énergie libérée.
  • Les quantités se calculent avec l’avancement : n = m ÷ M, V = n × Vm.
  • Énergie libérée : E = ξ × |ΔrE| ; ΔrE < 0 pour une combustion.
  • Énergie massique : e = |ΔrE| ÷ M, en MJ/kg ; elle sert à comparer les combustibles.
  • Le CO2 émis par mégajoule dépend du combustible : le méthane émet moins que l’octane.