
Voici le corrigé détaillé des vingt exercices d’oxydoréduction. Compare chaque démarche avec la tienne : repérer les couples, écrire les demi-équations, égaliser les électrons, puis faire le bilan de matière. Les résultats numériques sont donnés avec trois chiffres significatifs.
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La correction détaillée : corrigé oxydoréduction
Correction de l’exercice 1 : Questions de cours1. Un oxydant est une espèce capable de gagner des électrons ; un réducteur est une espèce capable d’en céder.
2. Oxydation : perte d’électrons ; réduction : gain d’électrons.
3. Ox + n e− = Red.
4. Les électrons cédés par le réducteur sont immédiatement captés par l’oxydant : ils se compensent entre les deux demi-équations et ne subsistent pas en solution.
a. Vrai.
b. Faux : Cu2+ est l’oxydant, Cu le réducteur.
c. Vrai : l’oxydant d’un couple réagit avec le réducteur d’un autre.
d. Faux : les électrons n’apparaissent pas.
e. Vrai.
f. Faux : le zinc perd des électrons, il est oxydé.
a. Couples Cu2+/Cu et Fe2+/Fe ; Fe est oxydé (réducteur), Cu2+ est réduit (oxydant).
b. Couples Ag+/Ag et Zn2+/Zn ; Zn est oxydé (réducteur), Ag+ est réduit (oxydant).
c. Couples H+/H2 et Al3+/Al ; Al est oxydé (réducteur), H+ est réduit (oxydant).
d. Couples Fe3+/Fe2+ et I2/I− ; I− est oxydé (réducteur), Fe3+ est réduit (oxydant).
a. Ag+ + e− = Ag
b. Al3+ + 3 e− = Al
c. Pb2+ + 2 e− = Pb
d. Cl2 + 2 e− = 2 Cl−
e. S4O62− + 2 e− = 2 S2O32− (charges : −2 − 2 = −4 = 2 × (−2)).
a. Cr2O72− = 2 Cr3+ + 7 H2O ; 14 H+ à gauche ; charge : −2 + 14 = +12 à gauche, +6 à droite : 6 e− à gauche. Cr2O72− + 14 H+ + 6 e− = 2 Cr3+ + 7 H2O.
b. O2 + 4 H+ + 4 e− = 2 H2O.
c. ClO− + 2 H+ + 2 e− = Cl− + H2O (charge : −1 + 2 − 2 = −1).
d. O2 + 2 H+ + 2 e− = H2O2.
e. NO3− + 4 H+ + 3 e− = NO + 2 H2O (charge : −1 + 4 − 3 = 0).
a. Fe3+ + e− = Fe2+ (× 2) et 2 I− = I2 + 2 e− : 2 Fe3+ + 2 I− → 2 Fe2+ + I2.
b. MnO4− + 8 H+ + 5 Fe2+ → Mn2+ + 4 H2O + 5 Fe3+.
c. Cr2O72− + 14 H+ + 6 e− = 2 Cr3+ + 7 H2O et 6 × (Fe2+ = Fe3+ + e−) : Cr2O72− + 14 H+ + 6 Fe2+ → 2 Cr3+ + 7 H2O + 6 Fe3+.
d. 2 × (MnO4− + 8 H+ + 5 e− = Mn2+ + 4 H2O) et 5 × (H2O2 = O2 + 2 H+ + 2 e−) : 2 MnO4− + 5 H2O2 + 6 H+ → 2 Mn2+ + 5 O2 + 8 H2O (16 H+ à gauche − 10 H+ à droite = 6 H+).
1. Un métal plongé dans une solution de ses propres ions ne subit aucune transformation observable : l’essai n’a pas d’intérêt.
2. Fe + Cu2+ → Fe2+ + Cu et Cu + 2 Ag+ → Cu2+ + 2 Ag.
3. Le zinc réagit avec les trois autres ions, le fer avec Cu2+ et Ag+, le cuivre avec Ag+, l’argent avec aucun : classement Zn > Fe > Cu > Ag.
4. L’argent ne réagit pas avec Zn2+ (l’argent est le moins réducteur, comme avec les ions Fe2+ et Cu2+ du tableau). Le zinc réagit avec Cu2+ : le tableau indique « réaction ».
1. n0(Cu) = 0,64 ÷ 63,5 = 1,01 × 10−2 mol ; n0(Ag+) = 0,100 × 50,0 × 10−3 = 5,00 × 10−3 mol.
2. Pour Cu : 1,01 × 10−2 ÷ 1 ; pour Ag+ : 5,00 × 10−3 ÷ 2 = 2,50 × 10−3. xmax = 2,50 × 10−3 mol ; les ions Ag+ sont limitants.
3. n(Ag) = 2 xmax = 5,00 × 10−3 mol ; m = 5,00 × 10−3 × 107,9 ≈ 0,540 g. Cuivre consommé : 2,50 × 10−3 × 63,5 = 0,159 g ; il reste 0,64 − 0,159 ≈ 0,48 g.
4. La solution devient bleue : il s’est formé 2,50 × 10−3 mol d’ions Cu2+, alors que les ions Ag+ (incolores) ont disparu.
1. n0(Zn) = 0,50 ÷ 65,4 = 7,65 × 10−3 mol ; n0(Cu2+) = 0,200 × 40,0 × 10−3 = 8,00 × 10−3 mol. xmax = 7,65 × 10−3 mol ; le zinc est limitant.
2. m(Cu) = 7,65 × 10−3 × 63,5 ≈ 0,486 g.
3. n(Cu2+) final = 8,00 × 10−3 − 7,65 × 10−3 = 3,5 × 10−4 mol ; [Cu2+] = 3,5 × 10−4 ÷ 0,0400 ≈ 8,9 × 10−3 mol/L.
4. n(e−) = 2 xmax = 1,53 × 10−2 mol.
1. H2O2 + 2 H+ + 2 e− = 2 H2O et O2 + 2 H+ + 2 e− = H2O2.
2. Oxydant : H2O2 + 2 H+ + 2 e− → 2 H2O ; réducteur : H2O2 → O2 + 2 H+ + 2 e−. Somme : 2 H2O2 → 2 H2O + O2.
3. C’est une dismutation.
1. ClO− + 2 H+ + 2 e− = Cl− + H2O ; 2 I− = I2 + 2 e−. Équation : ClO− + 2 I− + 2 H+ → Cl− + I2 + H2O.
2. n0(ClO−) = 5,0 × 10−2 × 20,0 × 10−3 = 1,0 × 10−3 mol ; n0(I−) = 0,30 × 10,0 × 10−3 = 3,0 × 10−3 mol. ClO− : 1,0 × 10−3 ÷ 1 ; I− : 3,0 × 10−3 ÷ 2 = 1,5 × 10−3. xmax = 1,0 × 10−3 mol, ClO− limitant.
3. n(I2) = 1,0 × 10−3 mol ; m = 1,0 × 10−3 × 253,8 ≈ 0,25 g. n(I−) restant = 3,0 × 10−3 − 2 × 1,0 × 10−3 = 1,0 × 10−3 mol.
1. n0(Cu2+) = 0,100 × 0,1000 = 1,00 × 10−2 mol ; le zinc est en excès, donc xmax = 1,00 × 10−2 mol.
2. À t = 60 s, [Cu2+] ≈ 0,037 mol/L ; n(Cu2+) = 0,037 × 0,1000 = 3,7 × 10−3 mol ; x = 1,00 × 10−2 − 3,7 × 10−3 = 6,3 × 10−3 mol.
3. m(Cu) = 6,3 × 10−3 × 63,5 ≈ 0,40 g.
4. x = xmax ÷ 2 correspond à [Cu2+] = 0,050 mol/L : on lit t1/2 ≈ 42 s.
5. n(Zn) consommé = xmax = 1,00 × 10−2 mol ; m = 1,00 × 10−2 × 65,4 ≈ 0,654 g.
1. MnO4− + 8 H+ + 5 Fe2+ → Mn2+ + 4 H2O + 5 Fe3+.
2. Le permanganate est violet et ses produits sont presque incolores : l’espèce titrante joue elle-même le rôle d’indicateur. Avant l’équivalence, chaque goutte se décolore ; après, la teinte rose persiste.
3. À l’équivalence : n(Fe2+) ÷ 5 = n(MnO4−)versé ÷ 1, soit n(Fe2+) = 5 × n(MnO4−).
4. n(MnO4−) = 0,0200 × 15,0 × 10−3 = 3,00 × 10−4 mol ; n(Fe2+) = 1,50 × 10−3 mol ; C = 1,50 × 10−3 ÷ 20,0 × 10−3 = 7,50 × 10−2 mol/L ; concentration massique : 7,50 × 10−2 × 55,8 ≈ 4,19 g/L.
1. C6H6O6 + 2 H+ + 2 e− = C6H8O6 et I2 + 2 e− = 2 I−.
2. Coefficients tous égaux à 1 : à l’équivalence, n(I2) versé = n(C6H8O6) initial.
3. n(I2) = 0,0200 × 14,0 × 10−3 = 2,80 × 10−4 mol dans 10,0 mL ; dans le comprimé (100,0 mL) : 10 × 2,80 × 10−4 = 2,80 × 10−3 mol.
4. m = 2,80 × 10−3 × 176,1 ≈ 0,493 g = 493 mg ; écart relatif : (500 − 493) ÷ 500 = 1,4 %, compatible avec l’indication du fabricant.
1. Zn + Cu2+ → Zn2+ + Cu ; les coefficients valent 1 : n(Zn consommé) = n(Cu formé).
2. Avant la rupture, la courbe est une droite passant par l’origine (proportionnalité) ; après, un plateau. La rupture se situe à m(Zn) ≈ 0,65 g.
3. Avant : le zinc est limitant (entièrement consommé) ; après : les ions Cu2+ sont limitants (épuisés).
4. À la rupture, mélange stœchiométrique : n(Cu2+) = n(Zn) = 0,65 ÷ 65,4 = 9,94 × 10−3 mol ; C = 9,94 × 10−3 ÷ 50,0 × 10−3 ≈ 0,20 mol/L.
5. m(Cu) = n × M = 9,94 × 10−3 × 63,5 ≈ 0,63 g ; la valeur lue (environ 0,64 g) est cohérente.
a. Un réducteur cède des électrons.
b. MnO4− + 8 H+ + 5 e− = Mn2+ + 4 H2O (il manque les ions H+).
c. L’ion Cu2+ est réduit (il gagne des électrons).
d. La réaction a lieu entre l’oxydant d’un couple et le réducteur d’un autre couple.
e. Elle n’est pas ajustée : 2 Fe3+ + 2 I− → 2 Fe2+ + I2 (dans l’équation proposée, 1 atome d’iode à gauche et 2 à droite : l’élément iode n’est pas conservé).
1. Fe = Fe2+ + 2 e− et O2 + 4 H+ + 4 e− = 2 H2O.
2. 2 × (Fe = Fe2+ + 2 e−) + O2 + 4 H+ + 4 e− : 2 Fe + O2 + 4 H+ → 2 Fe2+ + 2 H2O.
3. n(Fe) = 5,6 ÷ 56 = 0,10 mol ; n(O2) = 0,10 ÷ 2 = 0,050 mol.
4. V(O2) = 0,050 × 24 = 1,2 L ; V(air) = 1,2 ÷ 0,20 = 6,0 L.
1. Le fer est plus réducteur que le cuivre : il réagit avec les ions Cu2+. Le seau serait attaqué et se recouvrirait de cuivre ; la solution se décolorerait.
2. Fe + Cu2+ → Fe2+ + Cu ; n(Cu2+) = 0,50 × 1,0 = 0,50 mol ; n(Fe) = 0,50 mol ; m = 0,50 × 55,8 ≈ 28 g.
3. m(Cu) = 0,50 × 63,5 ≈ 32 g.
4. Il faut un récipient en matériau qui ne réagit pas avec Cu2+ : plastique ou verre (ou à la rigueur du cuivre ou un métal moins réducteur que le cuivre). Le zinc serait encore plus attaqué que le fer.
1. Couples Fe2+/Fe et H+/H2 : Fe = Fe2+ + 2 e− et 2 H+ + 2 e− = H2.
2. n0(Fe) = 2,79 ÷ 55,8 = 5,00 × 10−2 mol ; n0(H+) = 1,00 × 0,100 = 0,100 mol. Fe : 5,00 × 10−2 ; H+ : 0,100 ÷ 2 = 5,00 × 10−2. xmax = 5,00 × 10−2 mol, mélange stœchiométrique : le fer et les ions H+ sont tous deux épuisés. n(H2) = 5,00 × 10−2 mol ; V = 5,00 × 10−2 × 24,0 = 1,20 L.
3. n(Fe2+) = 5,00 × 10−2 mol ; C = 5,00 × 10−2 ÷ 0,100 = 0,500 mol/L.
4. Dans 10,0 mL : n(Fe2+) = 5,00 × 10−3 mol ; n(MnO4−) = 5,00 × 10−3 ÷ 5 = 1,00 × 10−3 mol ; VE = 1,00 × 10−3 ÷ 0,100 = 1,00 × 10−2 L = 10,0 mL.
Protocole possible. Mettre dans neuf tubes à essais environ 3 mL de chacune des trois solutions (trois tubes par solution) ; plonger dans chaque série une lame propre de zinc, de fer, puis de cuivre ; attendre quelques minutes ; noter la présence d’un dépôt métallique et la décoloration éventuelle. Tableau prévu : les cases « métal dans ses propres ions » sont sans objet. Observations attendues : zinc → dépôt dans Fe2+ et Cu2+ ; fer → dépôt dans Cu2+ seulement ; cuivre → aucun dépôt. Équations : Zn + Cu2+ → Zn2+ + Cu ; Zn + Fe2+ → Zn2+ + Fe ; Fe + Cu2+ → Fe2+ + Cu. Raisonnement : un métal qui réagit avec les ions d’un autre métal est plus réducteur que lui ; le zinc réagit avec deux ions, le fer avec un, le cuivre avec aucun, d’où Zn > Fe > Cu. Sécurité : lunettes, gants, solutions de sulfate de cuivre récupérées dans un flacon de déchets.
Comment progresser après ce corrigé
Si tu as hésité, reprends la méthode des demi-équations dans l’ordre : élément, oxygène (H2O), hydrogène (H+), charge (e−). Pour l’équation bilan, égalise toujours le nombre d’électrons avant d’additionner. Refais les exercices 6, 13 et 19 sans regarder la correction et vérifie toujours la conservation de la charge.
