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Le circuit RC : cours de sciences physiques en terminale – PDF gratuit à télécharger et imprimer

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Le circuit RC : cours de sciences physiques en terminale – PDF gratuit à télécharger et imprimer

Le flash d’un appareil photo met quelques secondes à se « recharger », puis libère toute son énergie en un éclair. Derrière ce comportement se cache un composant : le condensateur. Associé à une résistance, il forme le circuit RC, dont la tension évolue selon une exponentielle caractérisée par une durée précise, la constante de temps τ. Ce chapitre explique comment la prévoir, la mesurer et l’utiliser.

Ce cours est à télécharger en PDF et à imprimer gratuitement : le bouton se trouve en bas de la page, sans inscription.

Le circuit RC : un condensateur et une résistance en série

Un condensateur est formé de deux armatures conductrices séparées par un isolant. Lorsqu’un courant l’alimente, une armature se charge positivement (charge +q) et l’autre négativement (charge −q) : on dit qu’il se charge. Sa grandeur caractéristique est la capacité C, exprimée en farads (F) ; on utilise surtout le microfarad (1 µF = 10−6 F).

Formules à retenir

q = C × uC    et    i = dq ÷ dt = C × duC ÷ dt

q en coulombs (C), uC en volts (V), C en farads (F), i en ampères (A), avec i et uC fléchés en sens contraires (convention récepteur).

E+RCKiuRuC
Circuit RC série : le courant i circule dans le sens horaire pendant la charge ; uR et uC sont fléchées en sens contraire de i.

La charge du condensateur

À t = 0, on ferme l’interrupteur ; le condensateur est initialement déchargé (uC(0) = 0). La loi des mailles donne E = uR + uC. Avec uR = R × i et i = C × duC ÷ dt, on obtient l’équation différentielle du premier ordre :

R × C × duC ÷ dt + uC = E

Propriété

La solution avec uC(0) = 0 est uC(t) = E × (1 − e−t÷τ) avec τ = R × C. Le courant vaut alors i(t) = (E ÷ R) × e−t÷τ : il est maximal à t = 0 (i = E ÷ R) puis décroît vers zéro. La tension uC tend vers E.

τ2τ3τ4τ5τtuCE0,63 E à t = τtangente à l’origine
La tangente à l’origine coupe l’asymptote uC = E à t = τ ; à cet instant, uC = 0,63 E.
Application numérique

On prend E = 6,0 V, R = 10 kΩ et C = 100 µF. Alors τ = R × C = 10 × 103 × 100 × 10−6 = 1,0 s. À t = τ : uC = 6,0 × (1 − e−1) ≈ 3,8 V. À t = 5τ = 5,0 s : uC = 6,0 × (1 − e−5) ≈ 5,96 V, soit 99 % de E. Le courant initial est i(0) = E ÷ R = 0,60 mA.

La décharge du condensateur

Le condensateur chargé (uC(0) = E) est ensuite relié à la seule résistance. La loi des mailles s’écrit alors uR + uC = 0, soit R × C × duC ÷ dt + uC = 0. La solution est uC(t) = E × e−t÷τ, avec le même τ = R × C.

τ2τ3τ4τ5τtuCE0,37 E à t = τtangente à l’origine
À t = τ, la tension a perdu 63 % de sa valeur initiale : uC = 0,37 E.
Application numérique

Avec E = 6,0 V et τ = 1,0 s, la tension à t = 2,0 s vaut uC = 6,0 × e−2 ≈ 0,81 V. Elle est passée sous 1 % de E après 5τ. On peut aussi calculer la durée pour atteindre une tension donnée : t = −τ × ln(uC ÷ E).

La constante de temps τ

τ = R × C se mesure en secondes : un ohm multiplié par un farad donne une seconde. Plus R ou C est grand, plus τ est grand et plus la charge ou la décharge est lente. Pour la déterminer expérimentalement, on dispose de trois méthodes :

  • lire la durée pour laquelle uC atteint 63 % de E à la charge, ou 37 % de E à la décharge ;
  • tracer la tangente à l’origine et chercher son intersection avec l’asymptote (charge) ou l’axe du temps (décharge) ;
  • en décharge, tracer ln(uC) en fonction de t : on obtient une droite de coefficient directeur −1 ÷ τ.
Pour retenir

Après 5τ, le régime transitoire est terminé à 99 % près : la tension aux bornes du condensateur est devenue, selon le cas, égale à E ou nulle.

Énergie stockée et continuité de la tension

Un condensateur chargé stocke de l’énergie électrique :

Formule à retenir

EC = ½ × C × uC2

EC en joules (J), C en farads (F), uC en volts (V).

Pour C = 100 µF et uC = 6,0 V, EC = ½ × 100 × 10−6 × 6,02 = 1,8 × 10−3 J. Cette énergie ne peut pas changer instantanément (il faudrait une puissance infinie), donc la tension uC est une fonction continue du temps. À l’inverse, l’intensité i peut présenter une discontinuité : c’est ce qui se passe à la fermeture de l’interrupteur.

Erreur fréquente

Ne pas confondre τ = R × C, durée caractéristique, avec la durée totale de charge (environ 5τ). Autre piège : en régime permanent, le courant est nul et le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert ; uR = 0 et uC = E.

L’essentiel à retenir

  • q = C × uC et i = C × duC ÷ dt ; la capacité se mesure en farads.
  • Charge : R C duC ÷ dt + uC = E, d’où uC = E × (1 − e−t÷τ) ; décharge : uC = E × e−t÷τ.
  • La constante de temps τ = R × C s’exprime en secondes ; elle vaut 63 % de la montée (ou de la chute) de la tension.
  • Le régime permanent est atteint après environ 5τ.
  • EC = ½ C uC2 ; uC est continue, i ne l’est pas forcément.