
Voici le corrigé détaillé des exercices sur le dosage et le pH. Pour chaque titrage, vérifie que tu as écrit l’équation de la réaction support, la relation à l’équivalence puis le calcul avec ses unités avant de comparer ton résultat.
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La correction détaillée : corrigé dosage pH
Correction de l’exercice 1 : Questions de cours1. Le dosage par étalonnage compare une grandeur mesurée (absorbance, conductivité…) à celle de solutions de concentrations connues, sans réaction chimique ; le dosage par titrage repose sur une réaction chimique entre l’espèce dosée et un réactif titrant.
2. La réaction support doit être unique, rapide et totale.
3. À l’équivalence, les réactifs ont été introduits dans les proportions stœchiométriques : le réactif titré et le réactif titrant sont entièrement consommés.
4. nA ÷ a = nB,E ÷ b, soit cA VA ÷ a = cB VE ÷ b.
1. ① burette graduée : contient le titrant et permet de mesurer le volume versé ; ② bécher contenant la solution à titrer ; ③ barreau aimanté : homogénéise la solution ; ④ agitateur magnétique : fait tourner le barreau ; ⑤ pH-mètre avec sa sonde : mesure le pH après chaque ajout.
2. La burette contient la solution titrante (de concentration connue), le bécher la solution titrée.
3. Non : l’eau ajoutée ne change pas la quantité de matière à titrer, donc VE reste le même (le saut de pH est seulement un peu moins net).
4. Pour que le réactif versé se répartisse vite et que le pH mesuré soit celui de toute la solution ; il faut attendre la stabilisation de l’affichage avant de lire.
a. Vrai : c’est la définition de l’équivalence.
b. Vrai : seuls Na+ et Cl− sont présents, le pH vaut 7.
c. Faux : la solution contient la base faible A−, donc pH > 7.
d. Vrai.
e. Vrai : cA = cB VE ÷ VA, donc VE est proportionnel à cA.
f. Faux : n(A) n’est pas modifié.
g. Vrai : à VE ÷ 2, [AH] = [A−] et pH = pKa + log 1.
1. H3O+ + HO− → 2 H2O.
2. n(HO−)E = cB VE = 0,100 × 12,4 × 10−3 = 1,24 × 10−3 mol.
3. À l’équivalence n(H3O+) = n(HO−)E donc cA = 1,24 × 10−3 ÷ 20,0 × 10−3 = 6,20 × 10−2 mol·L−1.
4. cm = cA × M = 6,20 × 10−2 × 36,5 = 2,26 g·L−1.
1. Le saut de pH est centré sur VE = 8,0 mL ; le pH à l’équivalence vaut 7 (acide fort par base forte).
2. cA = cB VE ÷ VA = 0,100 × 8,0 ÷ 10,0 = 8,0 × 10−2 mol·L−1.
3. L’acide est fort : pH0 = −log cA = −log(8,0 × 10−2) = 1,1, ce qui est bien la valeur lue au départ de la courbe.
4. Le bleu de bromothymol (6,0-7,6) convient : sa zone de virage contient pHE = 7, il change de teinte exactement au saut. La phénolphtaléine (8,2-10,0) vire après le saut : l’erreur serait de l’ordre d’une goutte seulement car le saut est très raide (de 3 à 11 pour 0,2 mL), mais l’indicateur le mieux centré reste le BBT.
1. H2SO4 + 2 HO− → SO42− + 2 H2O.
2. À l’équivalence : n(H2SO4) ÷ 1 = n(HO−)E ÷ 2, soit cA VA = cB VE ÷ 2.
3. cA = 0,200 × 15,0 ÷ (2 × 10,0) = 0,150 mol·L−1 ; cm = 0,150 × 98,1 = 14,7 g·L−1.
1. NH3 + H3O+ → NH4+ + H2O ; K = 1 ÷ Ka = 109,2 ≈ 1,6 × 109 > 104 : réaction quasi totale.
2. À l’équivalence c1 VB = cA VE : c1 = 0,100 × 12,5 ÷ 10,0 = 0,125 mol·L−1.
3. Concentration du nettoyant : 20 × 0,125 = 2,50 mol·L−1 ; concentration massique : 2,50 × 17,0 = 42,5 g·L−1.
4. Pipette jaugée de 10,0 mL (avec propipette) pour le nettoyant, fiole jaugée de 200,0 mL, eau distillée : on complète jusqu’au trait de jauge puis on homogénéise.
1. Le saut est centré sur VE = 20,0 mL ; pHE ≈ 8,3.
2. cA = 0,100 × 20,0 ÷ 20,0 = 0,100 mol·L−1.
3. VE ÷ 2 = 10,0 mL : on lit pH ≈ 3,8, donc pKa = 3,8 : c’est l’acide méthanoïque (HCOOH/HCOO−).
4. pHE = 8,3 : la phénolphtaléine (8,2-10,0) convient ; l’hélianthine et le BBT virent bien avant l’équivalence.
1. a. Bleu de bromothymol (6,0-7,6 contient 7,0). b. Phénolphtaléine (8,2-10,0 contient 8,4). c. Rouge de méthyle (4,2-6,2 contient 5,3).
2. Si la zone de virage est loin de pHE, le changement de teinte a lieu avant ou après le saut de pH : le volume repéré diffère de VE, donc la concentration calculée est fausse.
3. Plus les solutions sont diluées, plus le saut de pH est réduit (il commence plus tard et finit plus tôt) : le choix de l’indicateur devient plus exigeant, et un suivi pH-métrique est préférable.
1. H3O+ + HO− → 2 H2O.
2. Avant l’équivalence, les ions H3O+ (λ = 35,0 mS·m2·mol−1) sont remplacés par des ions Na+ (λ = 5,0) : σ diminue. Après l’équivalence, les ions HO− (λ = 19,9) versés en excès s’accumulent avec les Na+ : σ augmente.
3. Droite avant : de (0 ; 85,2) à (1,5 ; 40,0), pente −30,1 mS·m−1 par mL, soit σ = 85,2 − 30,1 V. Droite après : de (3,0 ; 49,4) à (5,0 ; 97,5), pente +24,0 par mL, soit σ = 49,4 + 24,0 (V − 3,0). Intersection : 85,2 − 30,1 V = 49,4 + 24,0 V − 72,0, d’où 108,0 = 54,1 V et VE ≈ 2,0 mL.
4. cA = cB VE ÷ VA = 0,200 × 2,0 ÷ 10,0 = 4,0 × 10−2 mol·L−1.
1. CH3COOH + HO− → CH3COO− + H2O.
2. c1 = cB VE ÷ VA = 0,100 × 11,4 ÷ 10,0 = 0,114 mol·L−1 ; vinaigre (dilué 10 fois) : c = 1,14 mol·L−1.
3. Masse d’acide par litre : 1,14 × 60,05 = 68,5 g·L−1. Masse d’un litre de vinaigre : 1,02 kg = 1 020 g. Degré = 68,5 ÷ 1 020 × 100 = 6,7°.
4. Écart relatif : |7 − 6,7| ÷ 7 = 4,3 % : résultat proche de l’indication de l’étiquette (la valeur de l’étiquette est elle-même donnée avec une tolérance).
1. Saut centré sur VE = 20,0 mL, pHE ≈ 5,3 (inférieur à 7 : acide faible NH4+ présent) ; c = cA VE ÷ VB = 0,100 × 20,0 ÷ 20,0 = 0,100 mol·L−1.
2. À VE ÷ 2 = 10,0 mL, pH = 9,2 : c’est le pKa du couple NH4+/NH3, car [NH4+] = [NH3].
3. Le rouge de méthyle (4,2-6,2) contient pHE = 5,3 ; la phénolphtaléine et le BBT virent avant l’équivalence.
4. pH initial = 11,1 : [HO−] = 10(11,1 − 14) = 1,3 × 10−3 mol·L−1 ; τ = 1,3 × 10−3 ÷ 0,100 = 1,3 % : base faible.
1. n(HA)i = 0,100 × 20,0 = 2,0 mmol ; VE = n ÷ cB = 2,0 × 10−3 ÷ 0,100 = 20,0 mL.
2. V = 5,0 mL : n(HO−) = 0,50 mmol, donc n(A−) = 0,50 mmol et n(HA) = 2,0 − 0,50 = 1,5 mmol ; pH = 4,8 + log(0,50 ÷ 1,5) = 4,8 − 0,48 = 4,3.
3. V = 15,0 mL : n(A−) = 1,5 mmol, n(HA) = 0,50 mmol ; pH = 4,8 + log 3,0 = 5,3. V = 19,0 mL : n(A−) = 1,9 mmol, n(HA) = 0,10 mmol ; pH = 4,8 + log 19 = 6,1.
4. V = 10,0 mL = VE ÷ 2 : n(HA) = n(A−) = 1,0 mmol, donc pH = pKa = 4,8.
1. À l’équivalence, il ne reste que la base conjuguée CH3COO− (et Na+) : n = 2,0 mmol dans 40,0 mL, donc c = 2,0 × 10−3 ÷ 40,0 × 10−3 = 5,0 × 10−2 mol·L−1.
2. CH3COO− + H2O ⇌ CH3COOH + HO− ; Kb = Ke ÷ Ka = 10−14 ÷ 10−4,8 = 10−9,2 = 6,3 × 10−10.
3. Kb = [HO−]² ÷ c, donc [HO−] = √(6,3 × 10−10 × 5,0 × 10−2) = 5,6 × 10−6 mol·L−1 ; [H3O+] = 10−14 ÷ 5,6 × 10−6 = 1,8 × 10−9 mol·L−1 ; pH = 8,75 (soit 8,7 ou 8,8 selon l’arrondi).
4. L’ion éthanoate est une base faible : il produit des ions HO− en réagissant avec l’eau, donc pH > 7.
1. cA = cB VE ÷ VA = 0,100 × 14,2 ÷ 10,00 = 0,142 mol·L−1.
2. Incertitudes relatives : u(cB)/cB = 0,001 ÷ 0,100 = 0,0100 ; u(VE)/VE = 0,1 ÷ 14,2 = 0,0070 ; u(VA)/VA = 0,02 ÷ 10,00 = 0,0020. u(cA)/cA = √(0,0100² + 0,0070² + 0,0020²) = √(1,54 × 10−4) = 0,0124 (1,2 %) ; u(cA) = 0,142 × 0,0124 = 1,8 × 10−3 mol·L−1.
3. cA = (0,142 ± 0,002) mol·L−1.
4. Écart : |0,145 − 0,142| = 0,003 ; 0,003 ÷ 0,0018 ≈ 1,7 < 2 : le résultat est compatible avec la valeur attendue.
1. AH + HO− → A− + H2O.
2. n(AH) dans 10,0 mL = cB VE = 0,0200 × 14,0 × 10−3 = 2,80 × 10−4 mol ; dans la fiole de 100,0 mL (10 fois plus) : 2,80 × 10−3 mol.
3. m = n M = 2,80 × 10−3 × 176,1 = 0,493 g = 493 mg.
4. Écart relatif : (500 − 493) ÷ 500 = 1,4 % : le comprimé respecte l’indication à mieux que 2 % près.
1. De 19,0 à 19,5 : (6,39 − 6,08) ÷ 0,5 = 0,62 mL−1 ; de 19,5 à 20,0 : (8,75 − 6,39) ÷ 0,5 = 4,72 ; de 20,0 à 20,5 : (11,09 − 8,75) ÷ 0,5 = 4,68 ; de 20,5 à 21,0 : (11,39 − 11,09) ÷ 0,5 = 0,60.
2. La dérivée est maximale autour de 20,0 mL (deux valeurs voisines autour de 4,7 de part et d’autre) : VE ≈ 20,0 mL.
3. pHE ≈ 8,75.
4. Parce que le pH varie très vite près de l’équivalence : des mesures espacées ne permettraient pas de localiser précisément le maximum de la dérivée.
1. À l’équivalence : n(H3A) ÷ 1 = n(HO−)E ÷ 3, soit n(H3A) = cB VE ÷ 3.
2. n(H3A) = 0,200 × 25,0 × 10−3 ÷ 3 = 1,67 × 10−3 mol.
3. La fiole (250,0 mL) contient 250,0 ÷ 20,0 = 12,5 fois plus : n = 2,08 × 10−2 mol ; m = 2,08 × 10−2 × 192,1 = 4,00 g.
4. Pureté = 4,00 ÷ 5,00 = 80,0 % en masse.
1. Dans 1 L : m(solution) = 1,22 kg = 1 220 g ; m(NaOH) = 0,20 × 1 220 = 244 g ; c = 244 ÷ 40,0 = 6,1 mol·L−1.
2. Avec VA = 10,0 mL de solution diluée et VE ≈ 15 mL d’acide à 0,100 mol·L−1, la concentration à titrer est cdil = 0,100 × 15 ÷ 10,0 = 0,15 mol·L−1, soit un facteur de dilution de 6,1 ÷ 0,15 ≈ 40 : 5,00 mL de déboucheur dans une fiole de 200,0 mL.
3. Protocole. Sécurité : blouse, gants, lunettes (la soude concentrée est corrosive), ne jamais verser l’eau dans le produit pur mais verser le produit dans de l’eau. Dilution : pipette jaugée de 5,00 mL, fiole jaugée de 200,0 mL contenant déjà de l’eau distillée, compléter au trait, homogénéiser. Titrage : prélever 10,0 mL de la solution diluée à la pipette jaugée, ajouter 2 gouttes de phénolphtaléine (solution rose), verser l’acide à la burette en agitant jusqu’à décoloration persistante : relever VE. Calcul : cdil = cA VE ÷ VB ; c = 40 × cdil ; comparer à 6,1 mol·L−1 avec un écart relatif. Pour 15,0 mL on trouve cdil = 0,150 mol·L−1 donc c = 6,0 mol·L−1.
Critère 1 : la masse molaire. n(HA) dans 10,0 mL = cB VE = 0,100 × 10,0 × 10−3 = 1,00 × 10−3 mol ; dans la fiole de 100,0 mL : 1,00 × 10−2 mol. M = m ÷ n = 1,22 ÷ 1,00 × 10−2 = 122 g·mol−1 : acide benzoïque (122 g·mol−1) ; l’acide éthanoïque (60) et l’acide salicylique (138) sont exclus.
Critère 2 : le pKa. L’ajout de 5,0 mL correspond à VE ÷ 2 : pH = pKa = 4,2, valeur de l’acide benzoïque (et non 4,8 ni 3,0).
Cohérence : les deux critères désignent le même acide, l’acide benzoïque ; la conclusion est donc solide.
Comment progresser après ce corrigé
Relis la méthode : équation de la réaction support, tableau d’avancement ou relation à l’équivalence, lecture de VE, calcul. Pour les courbes, entraîne-toi à tracer deux tangentes parallèles et à retrouver VE par la dérivée. Refais les exercices 8, 10 et 18 sans regarder la correction et vérifie toujours la cohérence de l’ordre de grandeur de ta concentration.
