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Poussée d’Archimède : cours de sciences physiques en terminale – PDF gratuit à télécharger et imprimer

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Poussée d’Archimède : cours de sciences physiques en terminale – PDF gratuit à télécharger et imprimer

Un cargo de douze mille tonnes flotte, une pièce de monnaie coule, et en plongée les oreilles font mal dès quelques mètres. Ces trois faits ont la même origine : un fluide au repos exerce des forces sur tout ce qui le touche. Ce cours construit pas à pas la pression, la relation fondamentale de la statique des fluides, puis la poussée d’Archimède, avec des calculs rigoureux en unités du SI.

Ce cours est à télécharger en PDF et à imprimer gratuitement : le bouton se trouve en bas de la page, sans inscription.

La pression dans un fluide

Un fluide est un milieu qui s’écoule et épouse la forme de son contenant : un liquide ou un gaz. Au niveau microscopique, ses entités (molécules, atomes) sont en agitation permanente et heurtent sans cesse les parois. La somme de ces chocs se traduit, à notre échelle, par une force pressante qui s’exerce sur chaque élément de surface.

Gaz : particules en agitationFsurface SF est perpendiculaire à la paroi : P = F ÷ S
Les chocs des particules sur la paroi produisent une force pressante F, toujours perpendiculaire à la surface S.
Définition

La pression P exercée par un fluide sur une surface S est le quotient de la valeur F de la force pressante par l’aire S de la surface : P = F ÷ S. Elle s’exprime en pascals (Pa) : 1 Pa = 1 N/m2. On utilise aussi l’hectopascal (1 hPa = 102 Pa) et le bar (1 bar = 105 Pa).

Application numérique

L’atmosphère exerce en moyenne Patm = 1,013 × 105 Pa. Sur une vitre de 0,50 m2, la force pressante vaut F = P × S = 1,013 × 105 × 0,50 ≈ 5,1 × 104 N, soit le poids d’une masse d’environ 5 tonnes. La vitre ne casse pas car l’air exerce la même force de l’autre côté.

La relation fondamentale de la statique des fluides

Dans un liquide au repos, la pression augmente avec la profondeur : chaque couche supporte le poids de celles qui sont au-dessus. En plongée, on le ressent à peine à 1 m mais nettement à 10 m.

A (zA)B (zB)h = zA − zBzLiquide de masse volumique ρPB− PA= ρ g h
Dans un liquide au repos, la pression est plus grande au point le plus profond : PB − PA = ρ g h.
Formule à retenir

PB − PA = ρ × g × (zA − zB)

P en pascals (Pa), ρ masse volumique du fluide en kg/m3, g = 9,81 N/kg, altitudes z en mètres sur un axe orienté vers le haut. Valable pour un fluide incompressible (liquide) au repos, entre deux points reliés par le même fluide.

Conséquence : tous les points d’un même fluide situés à la même altitude ont la même pression. Pour un gaz comme l’air, la masse volumique est faible (1,20 kg/m3) : sur quelques mètres, la variation de pression est négligeable.

Application numérique

Un plongeur est à 10,0 m de profondeur dans un lac (ρ = 1,00 × 103 kg/m3). La surface est à la pression Patm = 1,013 × 105 Pa. Alors P − Patm = 1,00 × 103 × 9,81 × 10,0 = 9,81 × 104 Pa, donc P ≈ 1,99 × 105 Pa ≈ 2,0 bar : la pression double en 10 m d’eau.

0102030profondeur h (m)01234P (bar)
Dans l’eau, la pression augmente de 0,98 bar tous les 10 m : c’est une fonction affine de la profondeur.

La poussée d’Archimède

Tout corps plongé dans un fluide au repos subit, de la part de ce fluide, une force verticale dirigée vers le haut : c’est ce qui allège un objet dans l’eau. Elle provient de la différence de pression entre le bas et le haut de l’objet.

F1 (face haute, vers le bas)F2 (face basse, vers le haut)Les forces latéralesse compensentΠ = F2− F1= ρ g V
La face basse, plus profonde, subit une pression plus grande que la face haute : la résultante est dirigée vers le haut.
Loi

Théorème d’Archimède. Tout corps plongé, totalement ou partiellement, dans un fluide au repos subit une force verticale, dirigée vers le haut, appelée poussée d’Archimède. Sa valeur est égale au poids du fluide déplacé ; elle s’applique au centre de gravité du volume de fluide déplacé.

Formule à retenir

Π = ρfluide × Vimmergé × g

Π en newtons (N), ρfluide en kg/m3, Vimmergé en m3, g = 9,81 N/kg.

Démonstration pour un cube. Soit un cube d’arête a, face supérieure à la profondeur z1 (sous la surface) et face inférieure à z1 + a. Les forces pressantes latérales se compensent deux à deux. Reste F2 − F1 = (P2 − P1) × a2 = ρ g a × a2 = ρ g a3 = ρ g V. On retrouve bien le poids du fluide déplacé.

Application numérique

Un bloc d’aluminium de volume V = 2,0 dm3 = 2,0 × 10−3 m3 (ρ = 2,70 × 103 kg/m3) est entièrement plongé dans l’eau. Poussée : Π = 1,00 × 103 × 2,0 × 10−3 × 9,81 ≈ 19,6 N. Masse du bloc : m = ρ V = 5,4 kg, poids P = 5,4 × 9,81 ≈ 53 N. Un dynamomètre indiquerait un poids apparent Papp = P − Π ≈ 33 N.

Flottaison et masse volumique

Un objet plongé est soumis à deux forces verticales : son poids P (vers le bas, appliqué au centre de gravité de l’objet) et la poussée Π (vers le haut). Comparer leurs valeurs revient à comparer les masses volumiques.

Il couleP > Π : ρ objet > ρ fluideÉquilibre immergéP = Π : ρ objet = ρ fluideIl flotteP = Π : ρ objet < ρ fluide
Flèche rouge : poids ; flèche verte : poussée d’Archimède. La flottaison dépend du rapport des masses volumiques.
MatériauMasse volumique ρ (kg/m3)
Air (20 °C)1,20
Bois de chêne≈ 7,5 × 102
Glace9,17 × 102
Eau douce1,00 × 103
Eau de mer1,03 × 103
Aluminium2,70 × 103
Fer7,87 × 103
Méthode

Un objet flotte à l’équilibre si ρobjet < ρfluide. À l’équilibre, poids et poussée sont égaux : ρobjet V g = ρfluide Vimm g, d’où la fraction immergée Vimm ÷ V = ρobjet ÷ ρfluide.

Exemple

Un glaçon (ρ = 917 kg/m3) flotte dans l’eau douce : fraction immergée = 917 ÷ 1 000 = 0,917, soit 91,7 %. Dans l’eau de mer : 917 ÷ 1 030 ≈ 0,890, soit 89,0 % ; il émerge donc un peu plus.

Applications et erreurs fréquentes

Un sous-marin règle sa flottabilité en remplissant ou en vidant des ballasts : il modifie son poids sans changer son volume. Un ballon à air chaud s’élève parce que l’air chaud qu’il contient est moins dense que l’air extérieur : la poussée de l’air dépasse le poids total. Un iceberg n’émerge que d’environ 10 % de son volume. L’aéromètre (densimètre) mesure la masse volumique d’un liquide d’après son enfoncement.

Erreur fréquente

La poussée d’Archimède ne dépend pas de la masse ni de la masse volumique de l’objet, mais de la masse volumique du fluide et du volume immergé. Autre piège : un objet lourd peut flotter (un bateau) si son volume est assez grand, c’est la masse volumique moyenne qui compte. Enfin, ne confonds pas la pression (en Pa) et la force pressante (en N).

L’essentiel à retenir

  • Pression : P = F ÷ S, en pascals ; 1 bar = 105 Pa ; la force pressante est perpendiculaire à la surface.
  • Fluide incompressible au repos : PB − PA = ρ g (zA − zB) ; même altitude, même pression.
  • Poussée d’Archimède : verticale, vers le haut, Π = ρfluide Vimmergé g, égale au poids du fluide déplacé.
  • Poids apparent : Papp = P − Π.
  • Flottaison : ρobjet < ρfluide ; fraction immergée = ρobjet ÷ ρfluide.
  • Toujours convertir les volumes en m3 et les masses volumiques en kg/m3.