
Voici le corrigé détaillé des exercices de cinétique. Par conséquent, pour chaque calcul, repère la grandeur mesurée, écris la formule, remplace avec les unités et vérifie que l’ordre de grandeur et le sens de variation sont plausibles.
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La correction détaillée : corrigé cinétique
Correction de l’exercice 1 : Questions de cours
1. En effet, un facteur cinétique est une grandeur qui modifie la vitesse d’évolution d’un système chimique sans changer son état final : la concentration des réactifs, la température, le catalyseur (ou l’état de division d’un solide).
2. v = (1 ÷ V) dx ÷ dt ; unité : mol·L−1·s−1 (ou mol·L−1·min−1).
3. Ensuite, durée au bout de laquelle l’avancement atteint la moitié de sa valeur finale.
4. Donc, un catalyseur accélère une transformation sans figurer dans l’équation ; il est régénéré et ne modifie pas l’état final.
Exercice 2 corrigé : Vrai ou faux ? : corrigé cinétique
a. Faux : la vitesse décroît car les concentrations des réactifs diminuent.
b. Faux : le catalyseur ne modifie que la durée.
c. Vrai : t1/2 = ln 2 ÷ k pour un ordre 1.
d. Vrai : les chocs sont plus fréquents et plus énergétiques.
e. Faux : rapidité et caractère total sont indépendants (une réaction peut être rapide et limitée).
f. Vrai : v = (1 ÷ V) × (pente de la tangente à x(t)).
Correction de l’exercice 3 : Des facteurs cinétiques au quotidien
a. Ainsi, la température plus basse ralentit les transformations responsables de l’altération. b. De plus, la température plus élevée (environ 120 °C) accélère la cuisson. c. Puis, L’état de division : la surface de contact est beaucoup plus grande avec la poudre. d. Par ailleurs, le catalyseur (platine, catalyse hétérogène) accélère la réaction sans être consommé.
Exercice 4 corrigé : Vitesse à partir de tangentes : corrigé cinétique
1. [A]0 = 0,200 mol·L−1 ; moitié : 0,100 mol·L−1 atteinte à t1/2 = 20 min.
2. Enfin, pente de la tangente à t = 0 : (0 − 0,200) ÷ (29 − 0) = −6,9 × 10−3 mol·L−1·min−1 ; avec le coefficient stœchiométrique 1, v = −d[A]÷dt = 6,9 × 10−3 mol·L−1·min−1.
3. Par conséquent, tangente à t = 20 min : (0 − 0,100) ÷ (49 − 20) = −3,4 × 10−3 ; v = 3,4 × 10−3 mol·L−1·min−1, soit environ la moitié de la valeur initiale.
4. En effet, la concentration est passée de 0,200 à 0,100 mol·L−1 : la vitesse est proportionnelle à [A] (ordre 1), donc elle est divisée par 2 ; moins de réactif signifie moins de chocs efficaces.
Correction de l’exercice 5 : Vitesse et stœchiométrie
1. v = −(1 ÷ 2) d[H2O2]÷dt = 0,5 × 3,0 × 10−3 = 1,5 × 10−3 mol·L−1·min−1.
2. v = d[O2]÷dt (coefficient 1) : d[O2]÷dt = 1,5 × 10−3 mol·L−1·min−1.
3. Ensuite, la vitesse de disparition de H2O2 est −d[H2O2]÷dt = 3,0 × 10−3 mol·L−1·min−1, le double de v : la vitesse volumique de réaction est rapportée au coefficient stœchiométrique (2 pour H2O2).
Exercice 6 corrigé : Tableau d’avancement : corrigé cinétique
1. n(S2O82−) = 0,050 × 40,0 × 10−3 = 2,0 × 10−3 mol ; n(I−) = 0,10 × 40,0 × 10−3 = 4,0 × 10−3 mol.
2. Donc, tableau : n(S2O82−) = 2,0 × 10−3 − x ; n(I−) = 4,0 × 10−3 − 2x ; n(SO42−) = 2x ; n(I2) = x. Ainsi, les deux réactifs s’annulent pour x = 2,0 × 10−3 mol : xmax = 2,0 mmol, le mélange est stœchiométrique.
3. x = [I2] × V = 0,020 × 40,0 × 10−3 = 8,0 × 10−4 mol ; n(S2O82−) = 1,2 × 10−3 mol ; n(I−) = 4,0 × 10−3 − 1,6 × 10−3 = 2,4 × 10−3 mol ; n(SO42−) = 1,6 × 10−3 mol ; n(I2) = 8,0 × 10−4 mol.
4. [I2]f = xmax ÷ V = 2,0 × 10−3 ÷ 40,0 × 10−3 = 5,0 × 10−2 mol·L−1.
Correction de l’exercice 7 : Étalonnage spectrophotométrique
1. De plus, la courbe A = f(c) est une droite passant par l’origine : A est proportionnelle à c, ce qui vérifie A = ε ℓ c.
2. Puis, coefficient directeur : (1,0 − 0) ÷ (2,5 − 0) = 0,40 mmol−1·L = 4,0 × 102 L·mol−1 ; avec ℓ = 1,00 cm : ε = 4,0 × 102 L·mol−1·cm−1.
3. c = A ÷ (ε ℓ) = 0,60 ÷ (4,0 × 102 × 1,00) = 1,5 × 10−3 mol·L−1 (soit 1,5 mmol·L−1, valeur lisible sur le graphique).
4. À forte concentration, les entités colorées interagissent et la proportionnalité n’est plus respectée : la loi de Beer-Lambert est limitée aux solutions diluées.
Exercice 8 corrigé : Suivi par spectrophotométrie : corrigé cinétique
1. c = A ÷ (ε ℓ) : cf = 0,80 ÷ 4,0 × 102 = 2,0 × 10−3 mol·L−1 ; à 6 min : 0,52 ÷ 4,0 × 102 = 1,3 × 10−3 mol·L−1.
2. t1/2 correspond à c = 1,0 × 10−3 mol·L−1, soit A = 0,40 : t1/2 = 4 min.
3. [0 ; 2 min] : (0,23 ÷ 400) ÷ 2 = 2,9 × 10−4 mol·L−1·min−1 ; [2 ; 4] : (1,0 × 10−3 − 5,75 × 10−4) ÷ 2 = 2,1 × 10−4 ; [4 ; 6] : (1,3 × 10−3 − 1,0 × 10−3) ÷ 2 = 1,5 × 10−4.
Par ailleurs, la vitesse diminue car la concentration en réactif diminue.
4. Enfin, environ 5 à 7 t1/2, soit 20 à 28 min (à 16 min, A = 0,75 sur 0,80 : 94 % de l’avancement final).
Correction de l’exercice 9 : Influence de la température
1. À 30 °C : 20 min ; à 40 °C : 10 min ; à 50 °C : 5 min.
2. À 20 °C : 5 × 40 = 200 min (3 h 20) ; à 50 °C : 5 × 5 = 25 min.
3. Par conséquent, 40 → 2,5 min : quatre divisions par 2 (40, 20, 10, 5, 2,5), donc +40 °C : 60 °C.
4. En effet, une température plus élevée augmente l’agitation thermique : les entités se rencontrent plus souvent et plus fortement, donc la proportion de chocs efficaces augmente.
Exercice 10 corrigé : Trois températures : corrigé cinétique
1. Ensuite, plus la température est élevée, plus la transformation est rapide : courbe 1 : 25 °C ; courbe 2 : 35 °C ; courbe 3 : 45 °C (la courbe 3 monte le plus vite).
2. Donc, dans les trois cas, xf = 5,0 mmol : la température ne modifie pas l’avancement final d’une transformation totale, seulement la durée.
3. x = 2,5 mmol : courbe 3 : 20 s ; courbe 2 : 40 s ; courbe 1 : 80 s (t1/2 divisé par 2 pour chaque hausse de 10 °C).
4. v0 = (1 ÷ V) × (xmax ÷ 29) = (1 ÷ 0,050) × (5,0 × 10−3 ÷ 29) = 3,4 × 10−3 mol·L−1·s−1 (3,5 × 10−3 avec 28,85 s).
Correction de l’exercice 11 : Catalyse de l’eau oxygénée
1. Ainsi, 8,0 h = 480 min ; 480 ÷ 30 = 16 : t1/2 est divisé par 16.
2. Non : un catalyseur ne modifie pas l’état final du système, seulement la vitesse.
3. Fer(III) en solution : catalyse homogène ; fil de platine solide : catalyse hétérogène ; catalase du foie : catalyse enzymatique.
4. Non : il n’est ni consommé ni formé ; il est régénéré, donc il n’apparaît pas dans l’équation de réaction.
Exercice 12 corrigé : Calculs avec une loi d’ordre 1 : corrigé cinétique
1. t1/2 = ln 2 ÷ k = 0,693 ÷ 0,0231 = 30,0 min.
2. De plus, 90 min = 3 t1/2 : [A] = 0,100 ÷ 2³ = 1,25 × 10−2 mol·L−1 (ou 0,100 e−2,079).
3. [A] = 0,10 [A]0 : e−kt = 0,10, donc t = ln 10 ÷ k = 2,303 ÷ 0,0231 = 99,7 min ≈ 1,0 × 102 min.
4. Puis, pour 2 A → produits : v = −(1 ÷ 2) d[A]÷dt = (1 ÷ 2) k [A]0 = 0,5 × 0,0231 × 0,100 = 1,2 × 10−3 mol·L−1·min−1.
Correction de l’exercice 13 : Vérifier un ordre 1
1. En effet, pour un ordre 1, ln c = ln c0 − k t : ln c est une fonction affine de t. Ensuite, des points alignés sur une droite valident la loi d’ordre 1.
2. Ensuite, pente : (−3,53 − (−2,53)) ÷ (500 − 0) = −2,0 × 10−3 s−1, donc k = 2,0 × 10−3 s−1.
3. t1/2 = ln 2 ÷ k = 0,693 ÷ 2,0 × 10−3 = 3,5 × 102 s (347 s).
4. À t = 0, ln c0 = −2,53 : c0 = e−2,53 = 8,0 × 10−2 mol·L−1.
Exercice 14 corrigé : Un ordre qui n’est pas 1 : corrigé cinétique
1. De 0,100 à 0,050 : 10 min (de t = 0 à t = 10 min). De 0,050 à 0,025 : de t = 10 min à t = 30 min, soit 20 min.
2. Donc, les durées ne sont pas égales : pour un ordre 1, t1/2 serait constant. De même, donc, la loi n’est pas d’ordre 1. Donc, (On le vérifie aussi avec ln [A] : −2,30 ; −3,00 ; −3,40 ; −3,69 ; −3,91, dont les écarts ne sont pas constants.)
3. Ainsi, 1 ÷ [A] = 10 ; 20 ; 30 ; 40 ; 50 L·mol−1 : augmentation constante de 10 L·mol−1 toutes les 10 min, donc 1 ÷ [A] est affine en t.
4. Ainsi, 1 ÷ [A] = 1 ÷ [A]0 + k′ t avec k′ = 10 ÷ 10 = 1,0 L·mol−1·min−1 : c’est une cinétique d’ordre 2 (hors programme de calcul, mais le test graphique est instructif).
Correction de l’exercice 15 : Un volume d’hydrogène
1. n(Mg) = 0,050 ÷ 24,3 = 2,06 × 10−3 mol ; l’acide est en excès, donc xmax = n(Mg) et n(H2)max = 2,06 × 10−3 mol ; Vmax = 2,06 × 10−3 × 24,5 = 5,04 × 10−2 L = 50 mL, en accord avec le palier du graphique.
2. n(H2) = x (coefficient 1) : x(t) = V(H2) ÷ Vm.
3. xf correspond à 50 mL ; moitié : 25 mL, atteint à t1/2 ≈ 31 s.
4. De plus, pente de la tangente à l’origine : 50 mL ÷ 45 s = 1,11 mL·s−1 = 1,11 × 10−3 L·s−1 ; dx/dt = 1,11 × 10−3 ÷ 24,5 = 4,5 × 10−5 mol·s−1 ; v0 = (1 ÷ 0,100) × 4,5 × 10−5 = 4,5 × 10−4 mol·L−1·s−1.
Exercice 16 corrigé : Suivi conductimétrique
1. Ainsi, chaque avancement x forme x mol de H3O+ et x mol de Cl− dans V : [H3O+] = [Cl−] = x ÷ V, donc σ = (λ(H3O+) + λ(Cl−)) · x ÷ V. En fin de réaction (totale) xmax = n0 = 1,00 × 10−3 mol et V = 1,00 × 10−4 m3 : [ions] = 10,0 mol·m−3 et σf = 42,6 × 10,0 = 426 mS·m−1.
2. x = σ V ÷ (λ(H3O+) + λ(Cl−)) = 269,3 × 1,00 × 10−4 ÷ 42,6 = 6,32 × 10−4 mol = 0,632 mmol.
3. x = xmax ÷ 2 pour σ = 213 mS·m−1 ; entre 100 s (167,6) et 150 s (224,8) : t = 100 + 50 × (213 − 167,6) ÷ (224,8 − 167,6) ≈ 140 s : t1/2 ≈ 1,4 × 102 s ; k = 0,693 ÷ 140 = 5,0 × 10−3 s−1 (on vérifie : à 200 s, x ÷ xmax = 1 − e−1,0 = 0,63, comme mesuré).
4. v0 = (1 ÷ V) × k xmax = (1 ÷ 0,100) × 5,0 × 10−3 × 1,00 × 10−3 = 5,0 × 10−5 mol·L−1·s−1.
Correction de l’exercice 17 : La cocotte-minute
1. À 120 °C, l’agitation thermique est plus grande : les chocs entre entités sont plus fréquents et plus énergétiques, donc la proportion de chocs efficaces augmente et les transformations de cuisson sont plus rapides.
2. Puis, 120 − 100 = 20 °C, soit deux fois 10 °C : facteur 2² = 4.
3. De plus, durée = 60 ÷ 4 = 15 min.
4. Non : c’est une règle empirique approximative, valable surtout au voisinage de la température ambiante et pour certaines réactions ; le facteur réel dépend de la transformation et de l’intervalle de température.
Exercice 18 corrigé : Conserver un aliment
1. À 14 °C (+10 °C) : t1/2 = 20 ÷ 2 = 10 jours.
2. De 4 °C à −18 °C : ΔT = −22 °C, soit −2,2 fois 10 °C ; facteur 22,2 = 4,6 sur la durée : t1/2 = 20 × 4,6 ≈ 92 jours (environ 3 mois).
3. Par ailleurs, extrapoler une règle empirique sur plus de 20 °C est incertain : le mécanisme peut changer, et à −18 °C l’eau se solidifie (changement d’état), ce qui modifie la mobilité des entités.
4. De plus, même à basse température, quelques chocs sont encore efficaces et d’autres processus (enzymes résiduelles, oxydation lente) continuent : la vitesse diminue mais ne s’annule pas.
Correction de l’exercice 19 : Volume de dioxygène dégagé
1. n(H2O2)0 = 0,100 × 0,100 = 1,00 × 10−2 mol ; n(O2)max = 1,00 × 10−2 ÷ 2 = 5,0 × 10−3 mol ; Vmax = 5,0 × 10−3 × 24,0 = 0,120 L = 120 mL.
2. [H2O2](t) = [H2O2]0 e−kt donc n(H2O2) consommée = n0 (1 − e−kt) et n(O2) = (n0 ÷ 2)(1 − e−kt). À t = 60 min : e−1,386 = 0,25 ; V(O2) = 120 × (1 − 0,25) = 90 mL.
3. Enfin, 100 ÷ 120 = 0,833 = 1 − e−kt, donc e−kt = 0,167 = 1 ÷ 6 et t = ln 6 ÷ k = 1,792 ÷ 0,0231 = 77,6 min.
4. Oui : t1/2 est la durée pour recueillir la moitié du volume final, soit 60 mL, atteint à t1/2 = ln 2 ÷ k = 30 min (120 × 0,5 = 60 mL).
Exercice 20 corrigé : Concevoir une étude cinétique
Protocole possible. (1) Mesurer, avec une solution de A de concentration connue, l’absorbance à la longueur d’onde du maximum d’absorption ; vérifier A = ε ℓ c avec une gamme d’étalonnage (droite passant par l’origine) pour relier A à [A]. (2) Thermostater la solution de A à une température fixée (par exemple 25 °C) et mesurer A à intervalles réguliers avec le chronomètre ; comme A ∝ [A], on peut utiliser ln A. Par conséquent, (3) Tracer ln A = f(t) : si les points sont alignés, la loi est d’ordre 1 et la pente est −k ; t1/2 = ln 2 ÷ k, à comparer avec la lecture directe (A divisée par 2). (4) Recommencer à d’autres températures (par exemple 35 °C et 45 °C) et comparer les valeurs de k (ou de t1/2) : k augmente avec T. Critère de décision : ordre 1 si les points ln A = f(t) sont alignés (coefficient de corrélation voisin de 1) et si t1/2 est constant. Précautions : même cuve et même longueur d’onde pour toutes les mesures, température constante et vérifiée, réglage du zéro avec le solvant seul, mesure rapide pour limiter l’évolution pendant la lecture, rinçage de la cuve.
Comment progresser après ce corrigé
Retiens la démarche : identifier la grandeur mesurée, la relier à l’avancement ou à la concentration, puis exploiter la courbe (tangente pour la vitesse, ordonnée moitié pour t1/2, ln c pour tester l’ordre 1). Ainsi, refais sans regarder les exercices 4, 13 et 19, puis entraîne-toi à justifier chaque réponse par une phrase de physique, pas seulement par un calcul.
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Corrigé cinétique : conseils de travail
D’abord, cherche l’exercice seul avant d’ouvrir la correction. Ensuite, compare ta démarche avec chaque étape détaillée. Ainsi, tu repères vite si l’erreur vient de la méthode, de l’unité ou du calcul.
En outre, corrigé cinétique se retient mieux quand on s’entraîne un peu chaque semaine, avec de vrais calculs. Par exemple, explique la méthode à voix haute, comme à un camarade, ou refais un calcul raté en changeant les valeurs.
