
Voici le corrigé détaillé des exercices sur le circuit RC. Compare chaque démarche avec la tienne : en électricité comme ici, le choix de la bonne relation (loi des mailles, q = C u, τ = R C) et le contrôle des unités valent autant que le résultat numérique.
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La correction détaillée : corrigé circuit RC
Correction de l’exercice 1 : Questions de cours1. q = C × uC.
2. La capacité s’exprime en farads (F) ; la constante de temps en secondes (s).
3. i = C × duC ÷ dt (convention récepteur).
4. C’est la durée caractéristique de la charge ou de la décharge : τ = R × C. Elle correspond à une variation de 63 % de l’écart total.
a. Faux : en régime permanent, i = 0 : le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert.
b. Vrai : une discontinuité de uC exigerait une intensité infinie.
c. Vrai : τ = R × C est proportionnelle à R.
d. Faux : à t = τ, uC = 0,63 E ; 99 % n’est atteint qu’après 5τ.
e. Faux : EC = ½ C uC2 est proportionnelle à uC2.
f. Vrai : à la décharge le condensateur joue le rôle de générateur, donc i est de sens opposé à celui de la charge.
1. uR est fléchée de la droite vers la gauche de la résistance (sens opposé à i) ; uC est fléchée vers l’armature où entre i, de la borne négative vers la borne positive du condensateur.
2. E = uR + uC.
3. uR = R × i et i = C × duC ÷ dt, donc uR = R C × duC ÷ dt et R C duC ÷ dt + uC = E.
4. À t = 0+ : uC = 0 (continuité), donc uR = E et i = E ÷ R.
1. R = u ÷ i (en V/A) et C = q ÷ u, d’où R × C = q ÷ i ; or i = q ÷ t en ordre de grandeur, donc R × C s’exprime en secondes (Ω × F = s).
2. τ = 47 × 103 × 2,2 × 10−6 = 0,1034 s ≈ 0,10 s.
3. τ = 1,0 × 106 × 10 × 10−9 = 1,0 × 10−2 s = 10 ms.
4. R = τ ÷ C = 0,50 ÷ 470 × 10−6 ≈ 1,1 × 103 Ω, soit environ 1,1 kΩ.
1. q = C × uC = 470 × 10−6 × 12 = 5,64 × 10−3 C ≈ 5,6 mC.
2. EC = ½ × 470 × 10−6 × 122 = 3,384 × 10−2 J ≈ 34 mJ.
3. Pour 24 V : EC = ½ × 470 × 10−6 × 242 ≈ 0,135 J ≈ 135 mJ, soit 4 fois plus : l’énergie est proportionnelle au carré de la tension.
1. uC(t) = 9,0 × (1 − e−t÷2,0) : à 1,0 s, 9,0 × (1 − e−0,5) ≈ 3,5 V ; à 2,0 s, 9,0 × (1 − e−1) ≈ 5,7 V ; à 6,0 s, 9,0 × (1 − e−3) ≈ 8,6 V.
2. 0,90 E = E (1 − e−t÷τ) donne e−t÷τ = 0,10, soit t = τ × ln 10 = 2,0 × 2,30 ≈ 4,6 s.
3. i(0) = E ÷ R = 9,0 ÷ 20 × 103 = 4,5 × 10−4 A = 0,45 mA.
1. L’asymptote est à E = 5,0 V.
2. 0,63 × 5,0 = 3,2 V ; la courbe atteint cette valeur à t ≈ 0,50 s, donc τ ≈ 0,50 s.
3. La tangente à l’origine rejoint l’asymptote uC = 5,0 V à t ≈ 0,50 s : même résultat.
4. C = τ ÷ R = 0,50 ÷ 2,0 × 103 = 2,5 × 10−4 F = 250 µF.
1. uC(t) = 8,0 × e−t÷0,30 (en volts, t en secondes).
2. À t = τ : 8,0 × e−1 ≈ 2,9 V. À t = 0,60 s : 8,0 × e−2 ≈ 1,1 V.
3. 1,0 = 8,0 × e−t÷τ donne t = τ × ln 8 = 0,30 × 2,08 ≈ 0,62 s.
1. uC = E e−t÷τ donne duC ÷ dt = −(E ÷ τ) e−t÷τ = −uC ÷ τ. Alors R C duC ÷ dt + uC = −(R C ÷ τ) uC + uC = 0 si τ = R C.
2. uC = E (1 − e−t÷τ) donne duC ÷ dt = (E ÷ τ) e−t÷τ. Alors R C duC ÷ dt + uC = E e−t÷τ + E − E e−t÷τ = E.
3. À t = 0 : uC(0) = E (1 − e0) = 0.
1. τ = 1,0 × 103 × 22 × 10−6 = 2,2 × 10−2 s = 22 ms.
2. 0,95 E : e−t÷τ = 0,05, soit t = τ ln 20 ≈ 3,0 τ. 0,99 E : e−t÷τ = 0,01, soit t = τ ln 100 ≈ 4,6 τ.
3. t95 % ≈ 3,0 × 22 = 66 ms ; t99 % ≈ 4,6 × 22 ≈ 1,0 × 102 ms.
1. τ = 5,0 × 103 × 200 × 10−6 = 1,0 s.
2. i(t) = (E ÷ R) e−t÷τ = 2,0 × 10−3 × e−t (A). i(0) = 2,0 mA ; i(τ) = 2,0 × e−1 ≈ 0,74 mA ; i(3τ) = 2,0 × e−3 ≈ 0,10 mA.
3. À t = τ : uC = 10 × (1 − e−1) ≈ 6,3 V ; uR = R × i = 5,0 × 103 × 0,74 × 10−3 ≈ 3,7 V. Somme : 6,3 + 3,7 = 10 V = E : la loi des mailles est vérifiée.
1. Le créneau se répète tous les 2,0 s : T = 2,0 s et f = 1 ÷ T = 0,50 Hz.
2. uC est continue : l’énergie du condensateur ne peut pas changer instantanément, donc la tension monte progressivement.
3. 0,63 × 5,0 ≈ 3,2 V est atteint environ 0,25 s après le front montant : τ ≈ 0,25 s. R = τ ÷ C = 0,25 ÷ 100 × 10−6 = 2,5 kΩ.
4. En fin de demi-période (1,0 s = 4τ) : uC ≈ 5,0 × (1 − e−4) ≈ 4,9 V. La durée 4τ est grande devant τ : la charge est presque complète.
1. ln(E e−t÷τ) = ln E − t ÷ τ : c’est une fonction affine de t, donc une droite.
2. ln(uC) = ln E − t ÷ τ.
3. Ordonnée à l’origine ≈ 1,79 ; coefficient directeur = (−1,33 − 1,79) ÷ 2,5 ≈ −1,25 s−1.
4. E = e1,79 ≈ 6,0 V ; τ = 1 ÷ 1,25 = 0,80 s.
1. q = C × u = 1,0 × 2,5 = 2,5 C ; EC = ½ × 1,0 × 2,52 = 3,125 J ≈ 3,1 J.
2. Durée = énergie ÷ puissance = 3,1 ÷ 0,10 ≈ 31 s.
3. Pendant la décharge, la tension uC diminue (exponentiellement) : la diode reçoit une tension de plus en plus faible. L’hypothèse « tout transférable » est donc optimiste : une partie de l’énergie reste dans le condensateur quand la tension passe sous la tension de fonctionnement de la diode.
1. La courbe b monte plus lentement : τ est plus grand, donc R est plus grande (C est la même).
2. Courbe a : uC = 3,8 V à τa ≈ 0,5 s ; courbe b : uC = 3,8 V à τb ≈ 1,0 s.
3. Ra = τa ÷ C = 0,5 ÷ 100 × 10−6 = 5,0 kΩ ; Rb = 1,0 ÷ 100 × 10−6 = 10 kΩ.
4. Rb ÷ Ra = 2, et τb ÷ τa = 2 : τ est proportionnelle à R.
1. q = C × u = 120 × 10−6 × 300 = 3,6 × 10−2 C = 36 mC ; EC = ½ × 120 × 10−6 × 3002 = 5,4 J.
2. P = E ÷ Δt = 5,4 ÷ 1,0 × 10−3 = 5,4 × 103 W = 5,4 kW.
3. La charge se fait avec une petite puissance fournie par les piles et un circuit de grande résistance (τ grand), alors que la décharge se fait dans une résistance très faible (τ très petit) : la même énergie est stockée lentement et libérée très vite.
a. La capacité s’exprime en farads (le henry est l’unité d’inductance).
b. À la charge, uC augmente de façon exponentielle vers E.
c. τ = R × C.
d. En régime permanent, le courant est nul ; E ÷ R est la valeur initiale i(0).
e. EC = ½ × C × uC2.
1. uC(0+) = 0 ; uR(0+) = E = 12 V ; i(0+) = E ÷ R = 12 ÷ 2,0 × 103 = 6,0 mA.
2. Régime permanent : i = 0, uR = 0, uC = E = 12 V ; le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert.
3. Si uC faisait un saut, duC ÷ dt serait infini et i = C × duC ÷ dt serait infinie : impossible avec un générateur de tension finie et une résistance.
4. Non : i passe de 0 (avant la fermeture) à 6,0 mA immédiatement après ; l’intensité peut être discontinue.
1. uC = E (1 − e−t÷τ) = useuil donne t = −τ × ln(1 − useuil ÷ E) = τ × ln[E ÷ (E − useuil)].
2. t = τ ln(12 ÷ 5,0) = 0,875 τ. Donc τ = 30 ÷ 0,875 ≈ 34 s et R = τ ÷ C = 34 ÷ 1,0 × 10−3 ≈ 34 kΩ.
3. Avec 33 kΩ : τ = 33 × 103 × 1,0 × 10−3 = 33 s et t = 0,875 × 33 ≈ 29 s.
4. Doubler R (ou doubler C) double τ, donc double t.
Protocole possible. Schéma : alimentation 6 V, interrupteur, résistance 10 kΩ et condensateur en série, voltmètre numérique aux bornes du condensateur (polarité respectée). Étapes : (1) décharger le condensateur en court-circuitant ses bornes ; (2) fermer l’interrupteur et déclencher le chronomètre ; (3) relever uC toutes les 0,5 s (ou chronométrer le moment où uC = 0,63 × 6 = 3,8 V) ; (4) tracer uC(t) et déterminer τ par la méthode des 63 % ou de la tangente ; (5) calculer C = τ ÷ R.
Erreurs. Le voltmètre n’est pas idéal : choisir un appareil de grande résistance interne pour ne pas décharger le condensateur. Le chronométrage à la main introduit une incertitude : répéter la mesure et prendre la moyenne. La tolérance de la résistance (5 %) intervient dans C.
Comment progresser après ce corrigé
Reprends toujours la loi des mailles avant de calculer : elle donne l’équation différentielle, qui donne la forme de la solution et la valeur de τ. Contrôle ensuite les conditions initiales et finales (uC(0), régime permanent) et utilise les repères 63 % et 37 % pour vérifier tes valeurs. Refais les exercices 7, 13 et 19 sans regarder la correction.
