
Voici le corrigé du TP de spectroscopie : résultats types, réponses détaillées et compte rendu modèle. Tes lectures sur les spectres peuvent varier d’une vingtaine de cm−1, ce qui ne change pas les conclusions.
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Résultats types : corrigé du TP de spectroscopie IR et RMN
| Flacon | σ de C=O (cm−1) | Bande O–H ? (allure) | Hauteur d’une marche par proton (mm) | Nombre de signaux et multiplicités | Isomère identifié |
|---|---|---|---|---|---|
| A | 1 710 | oui, très large (2 500 à 3 300) | 30 ÷ 6 = 5 | 3 : triplet, quadruplet, singulet | acide propanoïque |
| B | 1 745 | non | 30 ÷ 6 = 5 | 2 : deux singulets | éthanoate de méthyle |
| C | 1 725 | non | 30 ÷ 6 = 5 | 3 : triplet, quadruplet, singulet | méthanoate d’éthyle |
Réponses aux questions
- La bande la plus intense, vers 1 745 cm−1, est une liaison C=O d’ester ; elle est forte et fine.
- Non : entre 3 100 et 3 700 cm−1 la transmittance reste proche de 100 % ; aucune bande large n’apparaît. Les bandes de la zone 1 000 à 1 300 cm−1 (vers 1 240 et 1 050) sont des liaisons C–O d’ester.
- Pour A, B et C, 30 mm pour 6 H donnent 5 mm par proton. A : 5 mm → 1 H ; 10 mm → 2 H ; 15 mm → 3 H. B : 15 mm → 3 H pour chaque singulet. C : 15 mm → 3 H ; 10 mm → 2 H ; 5 mm → 1 H.
- A : triplet 3 H = CH3 (2 voisins), quadruplet 2 H = CH2 (3 voisins), singulet 1 H = COOH. B : singulet 3 H à 2,0 ppm = CH3–CO ; singulet 3 H à 3,7 ppm = O–CH3 ; aucun voisin, donc deux singulets. C : triplet 3 H = CH3, quadruplet 2 H à 4,2 ppm = O–CH2, singulet 1 H à 8,1 ppm = H–C(=O) du groupe formiate.
- B et C sont deux esters : tous deux ont un C=O vers 1 730 à 1 750 cm−1, des bandes C–O et pas de O–H. Seule la RMN (nombre de signaux et multiplicités) permet de les départager ; la différence de 20 cm−1 sur C=O est trop faible pour conclure.
- Le proton de COOH s’échange rapidement : il ne se couple pas aux protons voisins, donc singulet ; il est de plus très déblindé (11,5 ppm) à cause des deux atomes d’oxygène.
- A : acide propanoïque CH3CH2COOH ; B : éthanoate de méthyle CH3COOCH3 ; C : méthanoate d’éthyle HCOOCH2CH3. La lecture d’un nombre d’onde est précise à environ ±20 cm−1 car la bande a une largeur et la règle ne se place qu’à 1 mm près (environ 6 cm−1 par mm).
Conclusion et compte rendu modèle
Nous avons identifié trois isomères de formule brute C3H6O2 par spectroscopie IR et RMN. Le spectre IR du flacon B montre une bande forte et fine à 1 745 cm−1 (C=O d’ester) et aucune bande O–H : B est un ester. Le flacon A présente une bande très large de 2 500 à 3 300 cm−1 et un C=O à 1 710 cm−1 : c’est un acide carboxylique. Le flacon C possède un C=O à 1 725 cm−1 sans O–H : c’est aussi un ester. La RMN lève l’ambiguïté entre les deux esters : B donne deux singulets de 3 H (2,0 et 3,7 ppm), donc CH3–CO et O–CH3 sans voisins : éthanoate de méthyle. C donne un triplet de 3 H, un quadruplet de 2 H à 4,2 ppm et un singulet de 1 H à 8,1 ppm : un groupe éthyle lié à l’oxygène et un H–C=O, soit le méthanoate d’éthyle. Pour A, triplet, quadruplet et singulet à 11,5 ppm correspondent à CH3CH2COOH. Chaque identification repose sur la concordance des deux techniques et sur le total de six protons.
Erreurs fréquentes en TP
- Oublier que l’axe des nombres d’onde est décroissant et mal lire les valeurs.
- Confondre multiplicité (nombre de pics) et nombre de protons du groupe.
- Conclure avec une seule bande IR sans regarder les absences de bande.
- Ne pas vérifier que le total des protons de la RMN vaut 6.
- Oublier les unités (cm−1, ppm, mm) dans le tableau.
