Aller au contenu
Accueil › Sciences terminale › Exercices corrigés de sciences physiques en terminale › Loi de Bernoulli

Loi de Bernoulli : corrigé exercices de sciences physiques terminale – PDF gratuit à télécharger et imprimer

  • par
Rate this post
Loi de Bernoulli : corrigé exercices de sciences physiques terminale – PDF gratuit à télécharger et imprimer

Voici le corrigé détaillé des exercices sur la loi de Bernoulli. Par ailleurs, compare chaque démarche avec la tienne : la méthode compte autant que le résultat, notamment le choix de la ligne de courant et des deux points d’application.

De plus, ce corrigé est à télécharger en PDF et à imprimer gratuitement : le bouton se trouve en bas de la page, sans inscription.

Sommaire

La correction détaillée : corrigé loi Bernoulli

Correction de l’exercice 1 : Questions de cours

1. Puis le débit volumique Dv est le volume de fluide qui traverse une section par unité de temps : Dv = V ÷ Δt = S v, en m3/s.
2. Ensuite, pour un fluide incompressible en écoulement permanent, le débit est le même dans toutes les sections : S1 v1 = S2 v2.
3. Puis pour un fluide parfait, incompressible, en écoulement permanent, entre deux points d’une même ligne de courant : P + ½ ρ v2 + ρ g z = constante.
4. De plus, les trois termes sont des pressions : pascals (Pa).
5. À altitude égale, là où la vitesse du fluide augmente (section réduite), la pression diminue.

Correction de l’exercice 2 : Vrai ou faux ?

a. Vrai : conservation du débit.
b. Faux : S diminue, donc v augmente (S v = constante).
c. Faux : le modèle suppose un fluide parfait ; la viscosité provoque des pertes de charge.
d. Vrai : v est maximale au col, donc P y est minimale.
e. Vrai : avec v = 0, P + ρ g z = constante.
f. Faux : v = √(2 g h), sans ρ.

Correction de l’exercice 3 : Conversions de débits

1. 0,50 L/s = 5,0 × 10−4 m3/s ; 18 m3/h = 18 ÷ 3 600 = 5,0 × 10−3 m3/s ; 90 L/min = 90 × 10−3 ÷ 60 = 1,5 × 10−3 m3/s.
2. 3,0 × 10−3 m3/s = 3,0 L/s = 180 L/min ; 0,25 L/s = 15 L/min.
3. 1,2 cm2 = 1,2 × 10−4 m2 ; 80 mm2 = 80 × 10−6 = 8,0 × 10−5 m2.

Correction de l’exercice 4 : Le débit d’un robinet

1. Dv = 10,0 ÷ 25 = 0,40 L/s = 4,0 × 10−4 m3/s.
2. v = Dv ÷ S = 4,0 × 10−4 ÷ 1,2 × 10−4 ≈ 3,3 m/s.
3. S = π d2 ÷ 4 donc d = √(4 S ÷ π) = √(4 × 1,2 × 10−4 ÷ π) ≈ 1,24 × 10−2 m ≈ 1,2 cm.

Correction de l’exercice 5 : Un rétrécissement de tuyau

1. S1 = π × (0,015)2 = 7,07 × 10−4 m2 ; Dv = 7,07 × 10−4 × 1,5 ≈ 1,06 × 10−3 m3/s (1,06 L/s).
2. v2 = v1 × (d1 ÷ d2)2 = 1,5 × (30 ÷ 15)2 = 6,0 m/s.
3. Quand le diamètre est divisé par deux, l’aire est divisée par quatre et la vitesse est multipliée par quatre ; en général, v varie comme 1 ÷ d2.

Correction de l’exercice 6 : Le sang dans l’aorte et les capillaires

1. Dv = 5,0 × 10−3 m3 ÷ 60 s = 8,3 × 10−5 m3/s.
2. S = π × (0,0125)2 = 4,91 × 10−4 m2 ; v = 8,33 × 10−5 ÷ 4,91 × 10−4 ≈ 0,17 m/s (17 cm/s).
3. v = 8,33 × 10−5 ÷ 0,25 ≈ 3,3 × 10−4 m/s (0,33 mm/s). Ensuite, cette vitesse très faible laisse le temps aux échanges gazeux et de nutriments entre le sang et les tissus.

Correction de l’exercice 7 : Débit et vitesse dans une conduite

1. Par ailleurs, les points sont alignés avec l’origine : droite passant par l’origine, le débit est proportionnel à la vitesse (Dv = S v).
2. Puis pour v = 1,5 m/s : Dv = 0,30 L/s.
3. Coefficient directeur = 0,50 ÷ 2,5 = 0,20 L/s par m/s = 2,0 × 10−4 m3/s par m/s = 2,0 × 10−4 m2. Ensuite, il représente la section S de la conduite (2,0 cm2).
4. d = √(4 S ÷ π) = √(4 × 2,0 × 10−4 ÷ π) ≈ 1,6 × 10−2 m = 1,6 cm.

Correction de l’exercice 8 : Pression dans un réservoir au repos

1. Puis L’eau est au repos : vA = vB = 0.
2. PA + ρ g zA = PB + ρ g zB, avec PA = Patm.
3. PB = Patm + ρ g (zA − zB) = 1,013 × 105 + 1,00 × 103 × 9,81 × 3,0 = 1,013 × 105 + 2,94 × 104 ≈ 1,31 × 105 Pa.
4. De plus, la relation fondamentale de la statique des fluides.

Correction de l’exercice 9 : Vidange d’un seau percé

1. v = √(2 g h) = √(2 × 9,81 × 0,80) = √15,7 ≈ 3,96 m/s (environ 4,0 m/s).
2. s = 0,50 cm2 = 5,0 × 10−5 m2 ; Dv = s v = 5,0 × 10−5 × 3,96 ≈ 1,98 × 10−4 m3/s ≈ 0,20 L/s.
3. Δt = V ÷ Dv = 1,0 × 10−3 ÷ 1,98 × 10−4 ≈ 5,1 s.

Correction de l’exercice 10 : Portée d’un jet

1. v = √(2 × 9,81 × 0,45) = √8,83 ≈ 2,97 m/s.
2. H = ½ g t2 donc t = √(2 H ÷ g) = √(2 × 1,00 ÷ 9,81) ≈ 0,452 s.
3. x = v t = 2,97 × 0,452 ≈ 1,34 m. Vérification : 2 √(h H) = 2 √(0,45 × 1,00) = 2 × 0,671 = 1,34 m.
4. x = 2 √(h H) : pour doubler x, il faut multiplier h par 4, soit h = 1,8 m (si le réservoir le permet).

Correction de l’exercice 11 : Un tube de Venturi horizontal

1. S1 = π × (0,020)2 = 1,257 × 10−3 m2 ; Dv = S1 v1 = 1,257 × 10−3 m3/s ≈ 1,26 L/s.
2. v2 = v1 × (40 ÷ 20)2 = 4,0 m/s.
3. P1 − P2 = ½ ρ (v22 − v12) = 0,5 × 1,00 × 103 × (16 − 1,0) = 7,5 × 103 Pa.
4. h = ΔP ÷ (ρ g) = 7,5 × 103 ÷ (1,00 × 103 × 9,81) ≈ 0,76 m.

Correction de l’exercice 12 : Profil de pression d’un Venturi

1. P1 = 1,200 × 105 Pa ; P2 = 1,125 × 105 Pa ; P3 = 1,190 × 105 Pa.
2. P1 − P2 = 7,5 × 103 Pa = ½ ρ (v22 − v12), donc v22 = v12 + 2 ΔP ÷ ρ = 1,0 + 15 = 16 et v2 = 4,0 m/s.
3. Ensuite, la conservation du débit donne v2 = v1 × 22 = 4,0 m/s : les deux méthodes concordent.
4. Par ailleurs, le fluide réel est visqueux : une partie de l’énergie est dissipée par frottements, d’où une perte de charge d’environ 1,0 × 103 Pa et une pression de sortie un peu plus faible qu’à l’entrée.

Correction de l’exercice 13 : Le tube de Pitot d’un avion

1. Au point d’arrêt, v = 0 et la pression est la pression totale ; ailleurs, l’air est à la pression statique avec la vitesse v. Bernoulli à altitude égale : Ptotale = Pstatique + ½ ρ v2, donc la différence vaut ½ ρ v2.
2. v = √(2 ΔP ÷ ρ) = √(2 × 2,16 × 103 ÷ 1,20) = √3 600 = 60 m/s = 60 × 3,6 = 216 km/h.
3. v = √(2 × 2,16 × 103 ÷ 1,00) = √4 320 ≈ 66 m/s (environ 236 km/h) : la masse volumique de l’air doit être connue.

Correction de l’exercice 14 : Le château d’eau

1. Robinet fermé : P − Patm = ρ g h = 1,00 × 103 × 9,81 × 30 ≈ 2,9 × 105 Pa (relative) ; P = 1,013 × 105 + 2,94 × 105 ≈ 3,96 × 105 Pa (absolue).
2. v = √(2 g h) = √(2 × 9,81 × 30) = √589 ≈ 24 m/s.
3. Puis les frottements dans les canalisations (pertes de charge), les coudes, les vannes et les robinets réduisent beaucoup la vitesse réelle, de même que les autres points de puisage.

Correction de l’exercice 15 : Le flacon pulvérisateur

1. ΔP = ½ ρair v2 = 0,5 × 1,20 × 152 = 135 Pa.
2. Ensuite, le liquide monte jusqu’à ce que ρ g h = ΔP : h = 135 ÷ (1,00 × 103 × 9,81) ≈ 1,4 × 10−2 m (1,4 cm).
3. Si v double, ΔP est multipliée par quatre (540 Pa) et la hauteur aussi (5,5 cm environ) : le liquide monte plus facilement jusqu’en haut du tube.

Correction de l’exercice 16 : La portance d’une aile

1. Pdessous − Pdessus = ½ ρ (vdessus2 − vdessous2) = 0,5 × 1,20 × (802 − 702) = 0,6 × 1 500 = 9,0 × 102 Pa.
2. F = ΔP × S = 900 × 16 = 1,44 × 104 N, dirigée vers le haut.
3. m = F ÷ g = 14 400 ÷ 9,81 ≈ 1,5 × 103 kg.
4. Puis le modèle suppose un fluide parfait sans viscosité et ne dit rien sur l’origine des vitesses différentes (circulation autour du profil, angle d’attaque) ; c’est une approximation qualitative.

Correction de l’exercice 17 : Conduite montante et rétrécie

1. S1 = π × (0,050)2 = 7,85 × 10−3 m2 ; Dv = 7,85 × 10−3 × 2,0 = 1,57 × 10−2 m3/s ≈ 15,7 L/s.
2. v2 = v1 × (10 ÷ 5,0)2 = 8,0 m/s.
3. P1 + ½ ρ v12 + ρ g z1 = P2 + ½ ρ v22 + ρ g z2. Avec z2 − z1 = 4,0 m : P2 = 3,00 × 105 + 500 × (2,02 − 8,02) − 1,00 × 103 × 9,81 × 4,0 = 3,00 × 105 − 3,0 × 104 − 3,92 × 104 ≈ 2,31 × 105 Pa.
4.

Baisse due à la montée : 3,92 × 104 Pa ; baisse due à l’accroissement de vitesse : 3,0 × 104 Pa ; total 6,9 × 104 Pa.

Correction de l’exercice 18 : Peut-on négliger la vitesse de la surface ?

1. v = √(2 × 9,81 × 1,00) ≈ 4,43 m/s.
2. Dv = s v = 1,0 × 10−4 × 4,43 = 4,43 × 10−4 m3/s ; vitesse de descente = Dv ÷ SR = 4,43 × 10−4 ÷ 1,0 ≈ 4,4 × 10−4 m/s.
3. Rapport = s ÷ SR = 1,0 × 10−4 : la vitesse de la surface est dix mille fois plus petite que celle du jet ; vA ≈ 0 est justifiée.
4. Volume à évacuer : 1,0 × 0,010 = 1,0 × 10−2 m3 ; Δt = 1,0 × 10−2 ÷ 4,43 × 10−4 ≈ 23 s.

Correction de l’exercice 19 : Confronter le modèle à la mesure

1. v = 4,43 m/s ; Dv = 4,43 × 10−4 m3/s = 0,443 L/s ; volume attendu en 60 s : 26,6 L.
2. 21,0 ÷ 26,6 ≈ 0,79.
3. De plus, la viscosité (frottements au bord de l’orifice) réduit la vitesse ; le jet subit une contraction : sa section est plus petite que celle de l’orifice, donc le débit est inférieur à s × v. Ensuite, le niveau peut aussi baisser si le réservoir n’est pas parfaitement maintenu plein.
4. Utiliser un orifice à bords arrondis, maintenir le niveau constant et mesurer la section du jet à la sortie.

Correction de l’exercice 20 : Dimensionner un jet d’arrosage

1. Dv = 0,25 L/s = 2,5 × 10−4 m3/s. S1 = π × (0,0080)2 = 2,01 × 10−4 m2, v1 ≈ 1,24 m/s. S2 = π × (0,0020)2 = 1,257 × 10−5 m2, v2 ≈ 19,9 m/s.
2. P1 − Patm = ½ ρ (v22 − v12) = 500 × (396 − 1,5) ≈ 1,97 × 105 Pa (environ 2,0 bar).
3. h = v22 ÷ (2 g) = 396 ÷ 19,6 ≈ 20 m.
4. Par ailleurs, dans la réalité le jet atteint une hauteur bien plus faible : la résistance de l’air, la dispersion du jet en gouttes, la viscosité et les pertes de charge dissipent l’énergie ; 20 m est un maximum idéal.

Comment progresser après ce corrigé

Donc, pour chaque problème de fluide, commence par écrire la conservation du débit, puis choisis deux points sur une même ligne de courant et écris Bernoulli en repérant ce que l’on connaît (pression atmosphérique à l’air libre, vitesse nulle à la surface d’un grand réservoir). Puis vérifie toujours les unités : diamètres en mètres, sections en m2, débits en m3/s. Refais les exercices 10, 12 et 17 sans regarder la correction.

Retour aux énoncés des exercices